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Psychédélique(s) étudié(s) : Ayahuasca, DMT, LSD, Mescaline, Psilocybine
Publiée le 22 juin 2026
Type : Recherche originale
Auteurs : Otto Simonsson, Peter S. Hendricks, Walter Osika, Simon B. Goldberg
Résumé :

Cette étude observationnelle longitudinale examine comment le contexte socioculturel et les événements à forte saillance politique modulent les effets de l’utilisation naturaliste de substances psychédéliques sur le soutien à la violence partisane aux États-Unis.

L’analyse porte sur un échantillon de 21 990 adultes suivis sur une période de deux mois. Les résultats montrent que les participants ayant vécu leur expérience psychédélique la plus intense le jour de la fête nationale américaine (4 juillet) ou lors de la tentative d’assassinat de Donald Trump affichent une diminution du soutien à la violence partisane. À l’inverse, les expériences vécues pendant les conventions des partis politiques ou à l’approche du jour des élections sont associées à une augmentation de ce soutien.

L’étude souligne l’importance centrale du “set et setting” collectif (le contexte socioculturel global) dans la direction et l’ampleur des transformations d’attitudes politiques induites par les psychédéliques.

Objectif :

L’étude vise à évaluer l’association entre la consommation naturaliste de substances psychédéliques lors de dates marquées par des événements politiques majeurs et les changements dans l’adhésion à la violence partisane.

Les chercheurs cherchent spécifiquement à tester si des événements rassembleurs ou bipartisans (comme le 4 juillet) réduisent l’antagonisme partisan, tandis que des événements hautement polarisants (conventions politiques, proximité des élections) amplifient les attitudes antidémocratiques et le soutien à la violence politique.

Méthodologie :
  • Design de l’étude : Étude observationnelle longitudinale en deux vagues (T1 au début de l’été et T2 deux mois plus tard) menée en 2023 et 2024.
  • Échantillon : 21 990 adultes résidant aux États-Unis recrutés via Prolific Academic à T1, dont 12 345 complètent le suivi à T2 (56,1 % de rétention).
  • Mesures des substances : Évaluation de l’utilisation de psychédéliques “classiques” (la psilocybine, l’ayahuasca, la DMT, le LSD, la mescaline, le peyotl) au cours des deux derniers mois, ainsi que de la date et de l’intensité de l’expérience la plus marquante.
  • Évaluation des attitudes politiques : Questionnaires mesurant l’évolution du soutien à la violence partisane entre T1 et T2, ajustés pour les facteurs démographiques, l’affiliation politique et la consommation d’autres substances.
  • Analyses statistiques : Modèles de régression linéaire multiple avec imputation multiple pour traiter les données manquantes.
Résultats principaux :
  • Utilisation le 4 juillet : Les participants ayant vécu leur expérience psychédélique la plus intense le 4 juillet montrent une diminution significative du soutien à la violence partisane par rapport à ceux l’ayant vécue à une autre date.
  • Tentative d’assassinat de Donald Trump : Les analyses exploratoires révèlent qu’une expérience intense le jour de la tentative d’assassinat de Donald Trump (13 juillet 2024) est également associée à une baisse du soutien à la violence partisane, un effet principalement observé chez les répondants républicains.
  • Conventions politiques et élections : Une expérience psychédélique intense pendant les conventions nationales démocrate ou républicaine, ou à une date proche du jour des élections, est associée à une augmentation du soutien à la violence partisane.
  • Modération par les signaux d’élite : L’augmentation du soutien à la violence lors des conventions apparaît modérée par la perception de menaces provenant des élites du parti adverse le jour de l’expérience.
Implications cliniques :

Les conclusions suggèrent que les psychédéliques ne produisent pas d’effets politiques univoques, mais agissent comme des amplificateurs non spécifiques du contexte socioculturel global (le “set et setting” collectif).

Sur le plan clinique et sociétal, l’étude met en garde contre l’utilisation incontrôlée de substances psychédéliques dans des environnements sociaux très polarisés, la neuroplasticité accrue par ces substances pouvant renforcer aussi bien des attitudes prosociales que des postures antidémocratiques selon les intentions individuelles et le contexte environnant.

Publication complète :

https://osf.io/w9z65

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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