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Psychédélique(s) étudié(s) : DMT, LSD, Psilocybine
Publiée le 21 octobre 2025
Type : Perspective
Auteurs : Pu Jiang, Cong Lin, Xiaohui Wang
Résumé :

Les substances psychédéliques, telles que la psilocybine, la diméthyltryptamine (DMT) et le diéthylamide de l’acide lysergique (LSD), sont connues pour perturber le flux normal de la perception du temps, provoquant par exemple une dilatation, une compression ou une perte de la notion du temps.

Ces anomalies temporelles fournissent des indices intéressants sur la manière dont le cerveau traite le temps, sur la nature de la conscience et sur ce qui produit le sens du soi. Cet article d’opinion examine les mécanismes neuronaux de la perception du temps altérée par les psychédéliques en intégrant les nouvelles découvertes de la recherche en neurosciences cognitives et les effets subjectifs.

Les auteurs suggèrent que la distorsion temporelle induite par les psychédéliques peut offrir une nouvelle approche pour étudier les corrélats cérébraux de la perception du passage du temps et de la perception consciente du temps. Elle pourrait également avoir une valeur thérapeutique potentielle dans les troubles psychiatriques où l’altération de la perception du temps est centrale, comme le trouble de stress post-traumatique, la dépression et l’anxiété.

En examinant ces changements temporels, l’article discute du potentiel des psychédéliques à façonner des états cognitivo-affectifs transformateurs et de leur pertinence pour les applications cliniques.

Objectif :

L’étude vise à examiner les mécanismes neuronaux de la perception du temps altérée par les substances psychédéliques. Elle cherche à intégrer les découvertes récentes en neurosciences cognitives et les effets subjectifs rapportés par les utilisateurs.

L’objectif est également de proposer que l’étude des distorsions temporelles induites par les psychédéliques constitue une nouvelle approche pour comprendre les corrélats cérébraux de la perception du temps. Enfin, l’article explore la valeur thérapeutique potentielle de ces effets dans les troubles psychiatriques caractérisés par une perception du temps altérée, tels que le TSPT, la dépression et l’anxiété, en discutant de leur pertinence pour les applications cliniques.

Méthodologie :
  • Type d’étude : Article de perspective et d’opinion.
  • Source des données : La méthodologie repose sur une analyse et une synthèse de la littérature scientifique existante, intégrant des découvertes de recherche émergentes en neurosciences cognitives et des rapports d’effets subjectifs.
  • Approche : L’article adopte une approche intégrative pour discuter des mécanismes neuronaux de la perception temporelle altérée par les psychédéliques et explorer leurs implications thérapeutiques.
Résultats principaux :
  • Types de distorsions temporelles : Les psychédéliques induisent principalement trois types de distorsions : la dilatation du temps (les secondes semblent des heures), la compression du temps (les heures semblent des minutes) et une sensation d’intemporalité (dissociation avec le passage du temps).
  • Mécanismes neurobiologiques : Les altérations de la perception du temps sont liées à plusieurs mécanismes. Ils incluent la suppression de l’activité du réseau du mode par défaut (DMN), associée à la pensée autoréférentielle, la modulation des oscillations thalamocorticales et une amélioration de la signalisation sérotoninergique, principalement via le récepteur 5-HT2A.
  • Variabilité des effets : Les expériences varient considérablement en fonction de la substance, du dosage, ainsi que de l’état psychologique (‘set’) et de l’environnement (‘setting’) de l’individu. Par exemple, la psilocybine est plus souvent associée à des expériences d’intemporalité, tandis que le LSD est plus fréquemment lié à une profonde dilatation du temps.
Implications cliniques :

Les distorsions temporelles induites par les psychédéliques présentent un potentiel thérapeutique considérable, en particulier pour les troubles mentaux où la perception du temps est perturbée, comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT), la dépression et l’anxiété.

Ces substances peuvent faciliter le retraitement des souvenirs traumatiques en permettant aux individus de les revisiter depuis une perspective détachée et non linéaire. En perturbant les schémas de pensée rigides, elles offrent de nouvelles perspectives sur les traumatismes émotionnels et les structures cognitives.

L’étude de ces phénomènes offre également une opportunité unique pour comprendre les processus neuronaux et cognitifs sous-jacents aux troubles de la perception du temps dans des conditions comme la schizophrénie et le TSPT. Les auteurs soulignent la nécessité d’une considération éthique rigoureuse et d’un encadrement clinique professionnel pour intégrer ces substances de manière responsable en thérapeutique.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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