La détresse psychologique est un problème courant en fin de vie, pour lequel il manque des traitements efficaces, rapides et évolutifs. Aucune étude antérieure n’a évalué si le microdosage de psilocybine pouvait améliorer les symptômes dans cette population.
L’étude est un essai clinique ouvert à bras unique, d’une durée de trois semaines, portant sur une intervention de psilocybine orale. Le traitement commence par une dose de 1 mg par jour la première semaine, augmentée à 2 mg la deuxième semaine et à 3 mg la troisième semaine.
Menée dans deux centres à Ottawa, au Canada, l’étude inclut des adultes atteints d’une maladie avancée et incurable, avec un pronostic estimé de 1 à 12 mois, et souffrant d’une détresse psychologique sévère.
Sur 20 participants recrutés, 17 ont commencé l’intervention et 13 (76%) l’ont terminée. Aucun événement indésirable grave n’est signalé. Parmi les 13 participants ayant terminé le protocole, neuf (69%) rapportent une amélioration globale significative. De plus, 8 (62%) montrent une amélioration de plus de 50% sur l’échelle de dépression de Hamilton, 7 (54%) sur l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière, et 9 (72%) rapportent une amélioration significative sur l’échelle de démoralisation II.
Les conclusions suggèrent que le microdosage de psilocybine est un traitement sûr, réalisable et potentiellement efficace pour la détresse psychologique chez les personnes atteintes de maladies avancées.
L’objectif principal de cette étude est de déterminer si le microdosage de psilocybine est sûr, réalisable et potentiellement efficace pour soulager la détresse psychologique sévère dans un contexte de soins palliatifs, chez des patients atteints de maladies avancées et incurables.
- Type d’étude : Essai clinique ouvert (non-insu) et à bras unique.
- Participants : 20 adultes recrutés dans deux centres hospitaliers à Ottawa, Canada. Les participants sont atteints d’une maladie avancée et incurable avec un pronostic de 1 à 12 mois et une détresse psychologique sévère.
- Intervention : Administration orale de psilocybine en microdoses pendant 3 semaines, avec une augmentation progressive de la dose : 1 mg/jour (semaine 1), 2 mg/jour (semaine 2), et 3 mg/jour (semaine 3), selon la tolérance.
- Critères d’évaluation principaux : La faisabilité (taux de recrutement, achèvement de l’intervention) et l’innocuité (événements indésirables).
- Critères d’évaluation secondaires : L’efficacité, mesurée par plusieurs échelles, dont l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière (HADS), l’échelle de dépression de Hamilton (HDRS), l’échelle d’impression globale de changement du patient (PGIC) et l’échelle de démoralisation II (DS-II).
- Participation et achèvement : Sur 34 personnes évaluées, 20 ont été recrutées. 17 ont commencé le traitement et 13 (76%) l’ont mené à terme. Quatre participants se sont retirés en raison de la progression de la maladie ou d’une réponse insuffisante.
- Innocuité : Aucun événement indésirable grave n’est rapporté. Neuf événements indésirables légers ou modérés ont été observés.
- Efficacité (parmi les 13 participants ayant terminé l’étude) :
- Neuf participants (69%) rapportent une amélioration globale jugée significative (score PGIC ≥ 5).
- Huit participants (62%) obtiennent une réduction de plus de 50% de leurs scores sur l’échelle de dépression de Hamilton (HDRS).
- Sept participants (54%) obtiennent une réduction de plus de 50% de leurs scores sur l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière (HADS).
- Neuf participants (72%) rapportent une amélioration significative de leur score sur l’échelle de démoralisation II.
- Dose optimale : Pour la majorité des participants ayant ressenti un bénéfice, la plus grande réponse est observée à la dose de 3 mg.
Les résultats de cette étude suggèrent que le microdosage de psilocybine constitue une approche sûre, réalisable et potentiellement efficace pour traiter la détresse psychologique chez les personnes atteintes de maladies avancées en contexte de soins palliatifs.
Cette intervention représente une option prometteuse et facilement adaptable à grande échelle pour une indication clinique qui manque actuellement de traitements efficaces. Les auteurs soulignent cependant que, bien que prometteurs, ces résultats doivent être confirmés par une étude plus large, contrôlée par placebo et conçue pour évaluer rigoureusement l’efficacité.
La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.