Cette revue systématique analyse le potentiel thérapeutique des doses sub-anesthésiques de kétamine pour la dépression bipolaire, dont l’efficacité reste incertaine comparée à son usage dans la dépression unipolaire.
L’étude synthétise les données concernant l’utilisation de la kétamine pour traiter la dépression bipolaire en évaluant son efficacité, sa sécurité et sa tolérabilité. Les auteurs ont examiné huit études incluant des essais contrôlés randomisés, des essais ouverts et des analyses rétrospectives, pour un total de 235 participants.
Les résultats montrent un taux de réponse global de 48% chez les participants recevant de la kétamine, contre 5% pour le placebo. Cependant, les études menées en conditions réelles rapportent des taux de réponse plus faibles (30%) que les essais cliniques (63%). La kétamine et l’eskétamine sont généralement bien tolérées, bien que 2% des participants aient développé des symptômes hypomaniaques ou maniaques. Des réductions de l’idéation suicidaire sont observées, mais les résultats ne sont pas toujours statistiquement significatifs.
Les données préliminaires suggèrent que la kétamine intraveineuse représente un traitement sûr et efficace pour la dépression bipolaire.
L’objectif de cette revue systématique est de synthétiser les résultats des études sur l’utilisation de la kétamine pour le traitement de la dépression bipolaire, en évaluant son efficacité, sa sécurité et sa tolérabilité.
- Type d’étude : Revue systématique d’essais contrôlés randomisés, d’essais en ouvert et d’analyses rétrospectives de dossiers.
- Sources de données : Recherche effectuée dans les bases de données PubMed et Embase, jusqu’au 13 mars 2023.
- Critères d’inclusion : Études investiguant l’usage de la kétamine chez des adultes atteints de dépression bipolaire.
- Participants : L’analyse porte sur un total de 235 participants adultes (âge moyen de 45,55 ans).
- Interventions : Administration de kétamine racémique par voie intraveineuse (0,5-0,75 mg/kg) en traitement d’appoint à un stabilisateur de l’humeur, ou d’eskétamine par voie nasale (28 à 84 mg).
- Taux de réponse : Un total de 48% des participants recevant de la kétamine obtient une réponse (définie comme une réduction d’au moins 50% de la sévérité de la dépression à l’inclusion), contre seulement 5% pour le placebo.
- Efficacité en conditions réelles : Les études observationnelles montrent des taux de réponse inférieurs (30%) à ceux des essais cliniques (63%).
- Idéation suicidaire : Une réduction de l’idéation suicidaire est notée dans plusieurs études, bien que tous les résultats ne soient pas statistiquement significatifs.
- Tolérabilité et sécurité : La kétamine et l’eskétamine sont bien tolérées par la plupart des participants. Cependant, six participants (soit 2% de l’échantillon total) ont développé des symptômes hypomaniaques ou maniaques après les perfusions.
- Effets dissociatifs : Des symptômes dissociatifs significatifs sont observés à 40 minutes post-injection dans certains essais.
Les données préliminaires de cette revue suggèrent que la kétamine intraveineuse est un traitement sûr et efficace pour la dépression bipolaire. Les auteurs soulignent que bien que plusieurs études cliniques aient démontré des bénéfices significatifs à court terme, les avantages à long terme restent insuffisamment explorés.
Il est nécessaire de mener de futures études, notamment des essais contrôlés randomisés, pour évaluer les effets de perfusions répétées, tant en phase aiguë qu’en maintenance. Des recherches supplémentaires, incluant des données en conditions réelles, sont également requises pour mieux comprendre l’efficacité et la sécurité de l’administration de kétamine pour traiter la dépression bipolaire.
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