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Psychédélique(s) étudié(s) : DMT, LSD, MDMA, Psilocybine
Publiée le 8 janvier 2026
Type : Revue
Auteurs : Sam Lasham, Rhys Ponton
Résumé :

Les lois sur le contrôle des drogues sont progressivement introduites depuis le début du vingtième siècle pour réduire l’usage non médical et les dommages associés aux drogues. Les restrictions sur ce qui est maintenant considéré comme des “drogues contrôlées” et, en Nouvelle-Zélande, des “plantes prohibées” impactent injustement les soins médicaux et la recherche. L’impact sur la recherche est fréquemment cité en référence à l’utilisation de substances dans la recherche clinique, comme la 3,4-méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) et les substances psychédéliques (le diéthylamide de l’acide lysergique (LSD), la psilocybine et la n,n-diméthyltryptamine (DMT)).

Les complexités et les exigences légales impliquées dans leur utilisation, ou simplement l’incapacité d’accéder légalement à ces substances, limitent la recherche depuis des décennies. Bien que les restrictions sur la recherche des applications cliniques de ces drogues soient couramment rapportées, les restrictions légales inhibent ou restreignent aussi sévèrement d’autres domaines de recherche.

Cet article court décrit l’obstacle que la loi sur les drogues peut représenter pour la recherche dans des domaines non cliniques, avec une discussion sur l’impact du Misuse of Drugs Act 1975 sur la recherche des champignons en Nouvelle-Zélande.

Objectif :

L’étude vise à décrire comment la législation sur les drogues entrave la recherche dans des domaines non cliniques. Elle se concentre spécifiquement sur l’impact du Misuse of Drugs Act 1975 de Nouvelle-Zélande sur la recherche concernant les champignons contenant de la psilocybine.

Les auteurs examinent comment ces lois créent des barrières légales qui inhibent l’accès aux espèces contrôlées, aux composés non encore connus de la science, et freinent la recherche en écologie, sur les produits naturels et pour la conservation.

Méthodologie :
  • Analyse législative : L’étude examine la loi néo-zélandaise sur l’abus des drogues (Misuse of Drugs Act 1975) ainsi que les conventions internationales sur les stupéfiants.
  • Examen des conséquences pratiques : Les auteurs analysent les impacts concrets de cette législation sur les institutions de recherche, comme l’impossibilité d’obtenir des licences pour collecter ou posséder des champignons à psilocybine jusqu’en 2024.
  • Étude de cas : L’article se concentre sur le cas spécifique des champignons à psilocybine en Nouvelle-Zélande pour illustrer les obstacles plus larges à la recherche.
  • Revue de littérature et communications personnelles : L’analyse s’appuie sur des publications existantes et des communications personnelles avec des chercheurs et des institutions concernées.
Résultats principaux :
  • Inhibition de la recherche : La législation néo-zélandaise, notamment le Misuse of Drugs Act 1975, a effectivement empêché toute recherche sur les espèces de Psilocybe natives de Nouvelle-Zélande pendant près de 30 ans. Jusqu’en 2024, aucune licence de recherche n’avait été accordée pour la collecte ou la culture de ces champignons.
  • Barrières légales et administratives : La loi crée d’importants obstacles. Tout matériel biologique contenant une substance contrôlée est lui-même considéré comme contrôlé. Cela s’étend aux espèces non encore décrites et aux composés chimiquement similaires, ce qui expose les chercheurs à des risques légaux et impose des procédures d’importation et de licence longues et coûteuses.
  • Impact disproportionné sur la recherche non clinique : Les chercheurs en sciences naturelles (écologie, mycologie) sont plus affectés que ceux du domaine médical, car ils disposent de moins de fonds et d’infrastructures pour naviguer dans les complexités réglementaires.
  • Situation paradoxale : L’étude souligne un paradoxe où les champignons à psilocybine poussent abondamment dans les espaces publics, les rendant accessibles pour un usage non autorisé, alors que la recherche scientifique légitime est sévèrement restreinte.
  • Possession illégale par des institutions nationales : La législation a rendu illégale la possession de spécimens de Psilocybe par les collections nationales de recherche sur les champignons, une situation qui n’a été régularisée qu’en 2024 après de longues négociations.
Implications cliniques :

L’étude conclut que la législation actuelle sur les drogues, bien que non intentionnellement, freine la recherche scientifique et expose les chercheurs à des risques légaux. Elle entrave particulièrement la recherche en sciences naturelles à un moment où elle est cruciale en raison du changement climatique et de la perte de biodiversité.

Les auteurs suggèrent que la ‘guerre contre les drogues’ a des conséquences négatives non seulement en raison de la production illicite de substances, mais aussi en inhibant la recherche sur des espèces qui pourraient améliorer notre compréhension et notre traitement de la nature elle-même. Pour faciliter la recherche, une réforme des politiques est nécessaire afin de réduire les barrières légales à la collecte, la possession et l’utilisation de spécimens fongiques et végétaux dans la recherche non clinique.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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