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Psychédélique(s) étudié(s) : Ayahuasca, DMT, LSD, Mescaline, Psilocybine
Publiée le 6 mars 2025
Type : Etude quantitative
Auteurs : Sean Viña
Résumé :

L’intérêt croissant pour les psychédéliques dans le domaine de la santé mentale a conduit à de nombreuses études sur leurs effets, mais peu de recherches ont exploré les disparités de genre dans ces résultats. Cette étude examine si le niveau d’éducation modifie l’association entre l’usage des psychédéliques et la détresse psychologique.

À partir d’un échantillon de 458 372 participants issus de l’enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé (NSDUH, 2008-2019), l’étude applique des modèles de régression linéaire ordinaire (OLS) pour analyser ces relations.

Les résultats montrent que, globalement, l’usage à vie des psychédéliques classiques (LCPU) est associé à une détresse psychologique plus élevée, mais cette relation varie selon le niveau d’éducation. Chez les femmes ayant un niveau d’éducation élevé, l’association entre usage de psychédéliques et détresse est plus faible que chez les femmes moins éduquées. Cette étude souligne donc l’importance des facteurs sociaux et éducatifs dans les bénéfices potentiels des psychédéliques sur la santé mentale.

Objectif :
  • Explorer comment le genre et l’éducation modèrent l’association entre l’usage des psychédéliques et la détresse psychologique.
  • Tester l’hypothèse selon laquelle les femmes bénéficient moins des effets positifs des psychédéliques que les hommes.
  • Examiner si l’éducation atténue les effets négatifs potentiels des psychédéliques sur la détresse psychologique.
Méthodologie :
  • Échantillon : 458 372 participants issus des données de la National Survey on Drug Use and Health (NSDUH) (2008-2019).
  • Variables indépendantes :
    • Genre (hommes vs femmes).
    • Niveau d’éducation (moins que le lycée, lycée, quelques études supérieures, diplôme universitaire ou plus).
    • Usage à vie des psychédéliques classiques (LCPU) (DMT, ayahuasca, psilocybine, LSD, mescaline, peyote).
  • Variable dépendante : Score de détresse psychologique basé sur l’échelle Kessler K6.
  • Analyse statistique : Modèles de régression OLS avec interactions à trois facteurs (LCPU x genre x éducation) pour identifier les différences entre groupes.
Résultats principaux :
  • Les femmes présentent généralement une plus grande détresse psychologique que les hommes après usage de psychédéliques.
  • L’éducation modère cette relation :
    • Chez les femmes avec un haut niveau d’éducation, l’association entre usage des psychédéliques et détresse psychologique est plus faible.
    • Chez les femmes moins éduquées, cette association est plus forte.
  • Aucune modération significative de l’éducation n’a été observée chez les hommes.
  • Les résultats indiquent que les différences de genre dans les effets des psychédéliques pourraient être dues à des facteurs sociaux comme l’accès aux soins, la stigmatisation et les ressources disponibles pour l’intégration des expériences psychédéliques.
Implications cliniques :
  • Les interventions thérapeutiques doivent prendre en compte les facteurs socio-éducatifs pour maximiser les bénéfices des psychédéliques.
  • Les femmes moins éduquées pourraient être plus vulnérables aux effets négatifs des psychédéliques en raison d’un accès réduit aux ressources d’intégration et au soutien psychologique.
  • L’éducation joue un rôle clé dans la réduction de la détresse psychologique post-psychédélique, soulignant l’importance de l’accompagnement dans les essais cliniques et les thérapies assistées par les psychédéliques.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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