Les environnements de refuge exposent fréquemment les chiens au stress chronique et à l’anxiété, ce qui peut compromettre leur bien-être et réduire leurs chances d’adoption. L’étude évalue les effets combinés de faibles doses de 1-cyclopropionyl lysergamide diéthylamide (1cp-LSD), un pro-médicament légal du LSD, et d’une intervention éthologique (IE) sur le comportement des chiens de refuge.
Vingt chiens sont répartis aléatoirement en quatre groupes : intervention pharmacologique seule, intervention éthologique seule, traitement combiné, ou groupe contrôle. Des évaluateurs en aveugle évaluent les animaux à l’aide d’échelles validées avant, pendant et après l’intervention.
Les résultats montrent que l’approche combinée surpasse de manière constante les interventions uniques. Les chiens recevant ce traitement présentent des améliorations significatives en termes de calme, de sociabilité et de réponses émotionnelles positives. De manière importante, ces bénéfices persistent plusieurs semaines après la fin du traitement. Ces découvertes suggèrent que l’intégration d’une pharmacologie à base de substances psychédéliques à faible dose avec un soutien comportemental représente une nouvelle stratégie prometteuse pour améliorer le bien-être des chiens en refuge.
L’étude vise à évaluer les effets combinés de faibles doses de 1-cyclopropionyl lysergamide diéthylamide (1cp-LSD), un pro-médicament légal du LSD, et d’une intervention éthologique (IE) sur le comportement et le bien-être des chiens en refuge. L’objectif est de déterminer si cette approche intégrée peut produire des améliorations plus durables par rapport aux interventions menées séparément.
- Participants : Vingt chiens de refuge de taille moyenne à grande, présentant des signes de troubles comportementaux (anxiété, dépression ou peur).
- Conception de l’étude : Il s’agit d’un essai randomisé en aveugle d’une durée totale de six semaines, comprenant une phase d’intervention de trois semaines suivie d’une phase d’observation de trois semaines.
- Groupes expérimentaux : Les chiens sont répartis en quatre groupes de cinq : (1) groupe contrôle (aucune intervention), (2) groupe 1cp-LSD seul, (3) groupe intervention éthologique (IE) seule, et (4) groupe combiné 1cp-LSD + IE.
- Traitement pharmacologique : Le traitement consiste en l’administration orale d’une dose de 10 µg de 1cp-LSD trois fois par semaine pendant trois semaines.
- Intervention éthologique : Des séances comportementales individualisées sont menées par des vétérinaires comportementalistes, trois fois par semaine, en coïncidence avec l’administration de la substance pour le groupe combiné.
- Évaluations : Des évaluateurs, non informés de l’attribution des traitements, utilisent des échelles comportementales et d’anxiété validées (telles que le QBA et le MO-QBA) avant le début, à la fin de la période d’intervention, et trois semaines après la fin du traitement.
- Supériorité de l’approche combinée : Le groupe recevant le traitement combiné (1cp-LSD + IE) démontre les améliorations les plus prononcées en matière de sociabilité, de calme et de réactivité émotionnelle positive par rapport aux autres groupes.
- Persistance des effets : Les améliorations observées dans le groupe combiné se maintiennent durant la période de suivi de trois semaines après l’arrêt des interventions, indiquant des bénéfices durables.
- Effets des interventions uniques : Le groupe traité uniquement avec le 1cp-LSD montre une réduction significative du stress à la fin du traitement. Le groupe recevant uniquement l’intervention éthologique présente une augmentation notable du calme.
- Analyses intra-groupes : Dans le groupe combiné, une diminution significative de l’agressivité est notée pendant la période de traitement, tandis que le calme et la régulation émotionnelle augmentent significativement après l’arrêt du traitement.
- Influence de l’environnement : La durée du séjour en refuge est négativement corrélée aux niveaux de base de stress et de peur, et positivement corrélée à la sociabilité, ce qui suggère un processus d’adaptation des chiens à leur environnement.
L’étude suggère que l’intégration de faibles doses de substances psychédéliques avec une intervention comportementale structurée constitue une approche thérapeutique prometteuse pour améliorer le bien-être des chiens en refuge. Les résultats indiquent que les stratégies combinées sont plus efficaces pour induire des changements positifs et durables que les interventions pharmacologiques ou éthologiques utilisées seules.
Ces conclusions ouvrent une nouvelle voie de recherche pour la gestion du stress et de l’anxiété chez les animaux de refuge. L’amélioration du profil comportemental des chiens pourrait non seulement améliorer leur qualité de vie mais aussi augmenter leurs chances d’être adoptés. Des recherches futures, avec des échantillons plus larges et un suivi à plus long terme, sont nécessaires pour confirmer ces résultats, optimiser les protocoles et évaluer l’application éthique de telles approches en médecine vétérinaire.
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