Cette étude pilote examine la faisabilité et l’efficacité d’un programme thérapeutique de huit semaines qui associe la kétamine administrée par voie nasale à une psychothérapie centrée sur le traumatisme. Le programme s’adresse à des personnes souffrant de trouble de stress post-traumatique (TSPT) chronique et résistant aux traitements. Trois patients ont participé à cette étude, avec des évaluations cliniques réalisées avant, après et un mois après le traitement.
Les résultats indiquent des réductions cliniquement significatives des symptômes du TSPT et des symptômes dépressifs. Des effets positifs sont également observés sur la réduction de l’anxiété, la diminution des dissociations, ainsi que sur l’amélioration de la régulation des émotions et des perturbations de l’organisation de soi. L’étude conclut que, malgré des profils cliniques variés, le programme thérapeutique montre des résultats positifs pour tous les participants. La kétamine administrée par voie nasale est bien tolérée et entraîne une réduction immédiate des symptômes. Les auteurs soulignent cependant la nécessité de mener des essais contrôlés randomisés pour valider ces observations.
L’objectif de cette série de cas pilotes est d’évaluer la faisabilité et l’efficacité d’un programme thérapeutique de huit semaines combinant de la kétamine administrée par voie nasale (0,5 mg/kg) avec une psychothérapie centrée sur le traumatisme, chez des individus souffrant d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) chronique et résistant au traitement.
- Participants : L’étude inclut trois patients âgés de 18 à 65 ans, diagnostiqués avec un TSPT chronique (plus de 6 mois) et sévère, ayant déjà suivi au moins deux traitements spécifiques sans succès.
- Intervention : Le programme s’étend sur huit semaines et consiste en une administration nasale hebdomadaire de kétamine (0,5 mg/kg), suivie 24 heures plus tard par une séance de psychothérapie centrée sur le traumatisme. La psychothérapie inclut des techniques d’exposition, de restructuration cognitive et des exercices pour intégrer les expériences traumatiques.
- Évaluations : Les évaluations cliniques sont menées à trois moments : au début du traitement (baseline), à la fin des huit semaines (post-évaluation) et un mois après la fin du traitement (suivi).
- Mesures : Les principaux outils de mesure sont l’Échelle du TSPT administrée par le clinicien pour le DSM-5 (CAPS-5) et l’Échelle de Dépression de Hamilton (HAMD). D’autres mesures évaluent l’anxiété, la dissociation, la régulation émotionnelle et les effets secondaires.
- Sécurité : L’état des patients (pression artérielle, pouls, saturation en oxygène) est surveillé pendant les séances de kétamine.
- Symptômes du TSPT : Tous les participants montrent des améliorations cliniquement significatives de leurs symptômes liés au traumatisme, avec une réduction notable du score à l’échelle CAPS-5 après le traitement et lors du suivi.
- Symptômes dépressifs : Une amélioration marquée des symptômes dépressifs est également observée chez tous les patients, mesurée par une diminution du score à l’échelle HAMD.
- Autres bénéfices : L’étude rapporte des améliorations dans la régulation des émotions, une diminution de l’anxiété et des dissociations, ainsi qu’une réduction des perturbations de l’organisation de soi.
- Tolérance : La kétamine administrée par voie nasale est bien tolérée. Aucun effet secondaire grave n’est signalé, et tous les participants ont terminé le programme thérapeutique.
- Effets immédiats : Le traitement a entraîné une réduction immédiate de la tension, de l’anxiété et des intrusions symptomatiques du TSPT.
Cette étude pilote suggère que l’association de la kétamine administrée par voie nasale et d’une psychothérapie centrée sur le traumatisme peut entraîner des réductions significatives des symptômes du TSPT et de la dépression chez les patients chroniques et résistants au traitement. Le traitement semble bien toléré et procure des bénéfices immédiats, notamment une diminution de la tension et de l’anxiété.
Une implication importante est que cette approche pourrait permettre à des patients, ayant connu des échecs thérapeutiques antérieurs, de s’engager et de mener à bien une thérapie centrée sur le traumatisme, potentiellement en réduisant les comportements d’évitement. Bien que les résultats soient encourageants, les auteurs soulignent les limites de l’étude, notamment la petite taille de l’échantillon et l’absence de groupe contrôle. Des recherches supplémentaires, via des essais contrôlés randomisés à plus grande échelle, sont essentielles pour confirmer ces résultats prometteurs et valider l’efficacité de cette approche combinée.
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