La dépression post-partum (DPP) constitue un problème de santé publique majeur, caractérisé au fond par un sentiment de ‘déconnexion’ maternelle : de soi, du nourrisson et du système de soutien. Bien que la DPP présente des similitudes avec le trouble dépressif majeur (TDM), des preuves croissantes soulignent sa nature distincte, notamment en ce qui concerne l’aspect unique de la relation mère-enfant.
Les modalités de traitement actuelles pour la DPP, largement basées sur celles utilisées pour le TDM, présentent de faibles taux de rémission et des preuves émergentes de résistance au traitement. Il est par conséquent nécessaire d’explorer des voies thérapeutiques alternatives pour la DPP.
Cette revue narrative a pour objectif d’exposer la justification thérapeutique potentielle des substances psychédéliques sérotoninergiques dans le traitement de la DPP, et de souligner les considérations de sécurité et pragmatiques pour l’utilisation des psychédéliques dans la période post-partum.
- Analyse des données probantes : L’étude examine les preuves disponibles pour le traitement de la DPP et les preuves concernant les substances psychédéliques dans le traitement du TDM.
- Évaluation de la sécurité : Les auteurs explorent les considérations de sécurité relatives à l’utilisation des psychédéliques dans la période post-partum.
- Sécurité et efficacité : Il existe des preuves croissantes de la sécurité et des signaux encourageants quant à l’efficacité de la psilocybine dans le traitement du TDM.
- Effet de ‘reconnexion’ : Il est démontré que la psilocybine catalyse un sentiment de ‘reconnexion’ chez les participants atteints de TDM. Cet effet, dans le contexte de la DPP, en favorisant un sentiment de ‘reconnexion’ pour la mère, peut permettre une amélioration de l’humeur et de la sensibilité maternelle envers le nourrisson.
- Impact positif : Cela peut avoir un impact positif sur la gratification du rôle maternel et la relation mère-enfant.
La thérapie assistée par psychédéliques pourrait avoir un effet positif sur la dyade mère-enfant dans le cadre de la DPP et justifie un examen plus approfondi.
En traitant la perte de connexion maternelle, une caractéristique essentielle de la DPP, cette approche peut engendrer un sentiment d’acceptation qui favorise des changements positifs durables pour la relation mère-enfant. Compte tenu de la sécurité établie de la psilocybine chez les adultes, il est raisonnable d’examiner son utilisation dans la période post-partum via une étude pilote.
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