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title: "La séance de groupe vaut-elle la séance individuelle dans les thérapies assistées par les psychédéliques ?"
date: 2026-11-05T18:22:50+00:00
modified: 2026-11-05T18:22:50+00:00
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tags: "Cadre thérapeutique, Essai clinique, Mdma, Santé mentale, Suisse, Thérapie de groupe, Thérapie individuelle"
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# La séance de groupe vaut-elle la séance individuelle dans les thérapies assistées par les psychédéliques ?

**Quand on imagine un accompagnement à la psilocybine ou à la MDMA, une image domine : celle d'une personne allongée, les yeux protégés par un masque, entourée de 2 soignants attentifs à chacun de ses gestes. Pourtant, ce format intimiste en tête-à-tête n'est pas l'unique manière de structurer le soin. De plus en plus d'équipes cliniques réunissent plusieurs patients pour la préparation, la séance elle-même ou l'intégration.** **Ce choix ne relève pas d'un simple détail d'organisation. Il transforme la sensation de sécurité, influence le coût d'accès au traitement et modifie en profondeur la dynamique émotionnelle vécue. Alors, que gagne-t-on et à quoi s'expose-t-on en partageant une telle expérience ? Que dit la recherche scientifique actuelle sur les forces et les limites de la thérapie psychédélique en groupe ?** ## L'accès aux soins face au coût : le poids du modèle à 2 thérapeutes

 > La pénurie annoncée de soignants formés pourrait limiter l'accès à ces traitements, et le format des séances influence le nombre de patients qu'une équipe peut accueillir.

 Dans la plupart des essais cliniques récents, une séance réunit un seul patient et 2 thérapeutes 1. Cette règle visait à garantir un haut niveau de sécurité et à rassurer les autorités de santé. Elle a pourtant un prix : mobiliser 2 professionnels pendant plusieurs heures rend ces parcours coûteux en temps comme en honoraires. On parle de **séance de groupe** dès lors que plusieurs personnes cheminent ensemble avec une même équipe soignante. Cette approche se décline sous plusieurs formes : - **Le format mixte ou hybride :** le groupe sert à préparer l'expérience et à en intégrer les vécus, mais chaque personne reçoit la substance isolément avec ses soignants.
- **Le format collectif intégral :** plusieurs participants reçoivent la molécule et vivent l'expérience simultanément au sein d'un même espace partagé 1.

 Une étude menée par **Elliot Marseille** (Université de Californie à Berkeley, États-Unis) et ses collègues a comparé ces configurations en s'appuyant sur des données de coûts issues de deux sites d'essais américains. Leurs estimations indiquent que mutualiser les thérapeutes réduit les coûts de personnel soignant de **50,9%** pour les séances de MDMA (trouble de stress post-traumatique) et de 34,7% pour la psilocybine (dépression majeure) 1. Ces estimations mesurent un gain de temps et d'argent, pas un effet sur la santé des patients. Les auteurs jugent qu'aucune preuve n'impose 2 thérapeutes par patient pour garantir la sécurité ou l'efficacité 1. Dès lors, sur quels protocoles reposent les traitements actuellement évalués par la recherche médicale ? ## Les grands essais de référence reposent sur 2 thérapeutes par patient

 > Les essais menés jusqu'ici ont testé un cadre précis, si bien que leurs résultats ne disent pas ce que donnerait un accompagnement en groupe.

 Un essai européen a testé la psilocybine chez 233 adultes atteints d'une **dépression résistante**, c'est-à-dire qui persiste après 2 traitements successifs. Pendant la séance de prise, qui durait de 6 à 8 heures, le thérapeute qui avait préparé le participant restait présent et un second thérapeute l'assistait 2. Le schéma est voisin dans un **essai de phase 3** sur la **MDMA**, la dernière étape avant une demande d'autorisation de mise sur le marché. Il concernait le trouble de stress post-traumatique. Chaque participant, suivi par une équipe de 2 thérapeutes, passait par 3 séances de préparation puis par 3 séances de 8 heures avec la substance 3. En France, des essais hospitaliers se préparent. L'étude du centre hospitalier universitaire (CHU) de **Nîmes**, annoncée en janvier 2024, devait accueillir 30 patients alcoolodépendants souffrant de symptômes dépressifs 4. L'essai ERPPAD, lancé en juillet 2026, réunit 8 CHU pour prévenir les rechutes 5. Les communiqués décrivent un encadrement psychothérapeutique rapproché sans préciser s'il se fait seul ou à plusieurs. Ces essais n'ont pas cherché à comparer des formats. Leurs résultats valent pour ce cadre précis. Que montrent alors les travaux spécifiquement consacrés aux séances collectives ? ## Protocoles de groupe : un foisonnement clinique, mais peu d'essais randomisés

 > Si les modèles de groupe se multiplient, la recherche commence tout juste à isoler l'impact propre du groupe par rapport au soin individuel.

 En 2026, l'équipe de **Vivian Tsang** (Université de la Colombie-Britannique, Canada) a publié une **revue systématique**, c'est-à-dire un recensement méthodique des études publiées sur un sujet. Elle recense 30 articles consacrés à 22 protocoles de groupe différents, avec la psilocybine, la MDMA, le LSD, l'ayahuasca ou la kétamine, un anesthésique parfois utilisé en psychiatrie 6. La plupart rapportent une amélioration de la dépression, de l'anxiété et des symptômes post-traumatiques, ainsi qu'un sentiment d'appartenance 6. Mais ces résultats restent à interpréter avec prudence : beaucoup d'études mesurent seulement l'état des patients avant puis après le traitement, sans groupe de comparaison 6. Difficile, dans ces conditions, de savoir si la guérison vient de la molécule, de la bienveillance du groupe ou du simple espoir d'aller mieux. Pour comparer deux traitements de façon fiable, on recourt à l'**essai randomisé** : les participants sont répartis par tirage au sort entre les deux traitements. Or, parmi les 30 articles de la revue, un seul travail moderne en est un 6. ### L'essai randomisé de l'Université de l'Utah (États-Unis) auprès des soignants

 Cet essai a inclus 25 soignants qui avaient travaillé en première ligne pendant la pandémie de Covid-19 et souffraient de dépression et d'épuisement professionnel. Tous suivaient un programme de 8 semaines d'entraînement à la pleine conscience, une pratique d'attention au moment présent. Environ la moitié des participants recevait en plus un traitement à la psilocybine en groupe 7. Deux semaines après la fin du programme, la dépression avait davantage reculé dans le groupe psilocybine, et aucun événement indésirable grave n'a été relevé. L'écart s'est toutefois effacé au bout de 6 mois 7. Cet essai compare un programme avec psilocybine à un programme sans psilocybine, pas le groupe à la séance individuelle 7. La revue de Tsang le juge néanmoins le plan d'étude le plus solide du domaine pour mesurer l'efficacité 6. ### Une comparaison directe encore balbutiante

 Un travail ancien, mené avec du LSD, a confronté séance individuelle et séance de groupe. Il est jugé de faible qualité selon les critères actuels. Les symptômes des patients suivis individuellement retombaient à 27% de leur intensité de départ, contre 74% en groupe (plus ce chiffre est bas, plus l'amélioration est grande). Ses auteurs soulignent surtout que l'effet dépend beaucoup du contexte 6. Par ailleurs, le mot "groupe" recouvre des réalités très différentes. Le nombre de patients par thérapeute va de 1 à 9, et la plupart des groupes de préparation réunissent de 3 à 12 personnes 6. Selon l'équipe de Tsang, le rôle propre du groupe reste une hypothèse à tester, pas un résultat établi 6. Pour dépasser les chiffres et comprendre ce qui s'y joue intimement, il faut observer comment les participants vivent concrètement ce partage d'émotions. ## Vivre l'expérience à plusieurs : entre réconfort relationnel et vulnérabilité

 > Les participants soulignent la force du soutien mutuel, mais le bruit, le souhait d'une séance privée et le rythme collectif peuvent constituer des freins pour certains.

 ### Une étude canadienne auprès de personnes en fin de vie

 Une étude qualitative canadienne a suivi 25 personnes atteintes d'une maladie en phase terminale, réparties en 4 groupes entre 2021 et 2022. Chaque groupe se retrouvait toutes les semaines en visioconférence pendant 6 à 8 semaines, avec une séance de psilocybine en présence au milieu du parcours 8. Lors des entretiens, beaucoup ont désigné **le soutien de personnes traversant la même épreuve** comme l'élément le plus réparateur du parcours. Ils se disaient moins seuls face à leur diagnostic. Les auteurs en concluent que le groupe agissait comme un ingrédient actif du traitement, et pas seulement comme une organisation pratique 8. Plusieurs écueils et gênes sont cependant apparus : - **L'influence des autres participants :** quand plusieurs personnes vivent l'expérience dans la même pièce, les mouvements ou la détresse de l'une font partie de l'environnement des autres 8.
- **L'environnement sensoriel :** certains participants n'ont pas aimé la musique ou ont regretté la salle, avec un ventilateur bruyant et peu de lumière naturelle 8.
- **Le besoin d'intimité :** 2 participants auraient préféré une séance privée, et l'un d'eux plaide pour que chacun ait la possibilité de prendre la psilocybine en privé 8.

 Le programme avait prévu des réponses à ces difficultés. Des pratiques de sécurité étaient installées dès les réunions de préparation, avant la prise. Pendant la séance, un participant pouvait quitter la salle principale avec un animateur pour une pause ou un soutien supplémentaire, et des espaces calmes restaient disponibles 8. ### Un équilibre délicat entre dynamique de groupe et retenue personnelle

 Un article de réflexion publié en 2023 suppose que la substance pourrait renforcer des facteurs thérapeutiques connus des thérapies de groupe, comme la découverte qu'on n'est pas seul avec son problème 9. En contrepartie, ses auteurs notent des contraintes : une organisation plus rigide, des règles de conduite à accepter et des patients qui peuvent se confier moins librement devant les autres. Ils rappellent enfin que certains patients préféreront un travail individuel 9. Reste à observer ce que donne le groupe en pratique, hors essais cliniques. Certains psychiatres n'ont pas attendu les conclusions des grands essais pour appliquer le format collectif au quotidien. En Suisse, un dispositif légal dérogatoire offre un recul sur la pratique en cabinet. ## En Suisse, des médecins proposent des séances de groupe hors essais cliniques

 > Un cadre légal particulier permet à des médecins suisses d'utiliser des substances psychédéliques au cas par cas, et certains le font déjà en groupe depuis plusieurs années.

 ### Un modèle de cabinet développé entre 2015 et 2020

 La **loi fédérale suisse sur les stupéfiants**, telle que décrite en 2022, autorise un usage médical restreint de substances interdites lorsque les traitements habituels ont échoué. Le médecin demande une autorisation à l'Office fédéral de la santé publique, avec le consentement écrit du patient 10. Entre 2015 et 2020, les psychiatres **Peter Oehen et Peter Gasser** ont traité 50 patients (dont 21 pour des troubles liés à un traumatisme) avec de la MDMA et du LSD dans leur cabinet privé. Leurs séances réunissaient jusqu'à 12 participants et 3 thérapeutes, tous dans la même salle. La musique, diffusée pour que tous l'écoutent ensemble, occupait environ un tiers de la séance et le silence les deux autres tiers, les yeux fermés 10. Les auteurs rapportent une amélioration clinique pour la majorité des patients et **aucun événement indésirable grave** 10. Ce bilan reste descriptif, car la loi interdisait toute recherche et ils n'ont pas utilisé les échelles de mesure habituelles. Il montre qu'un tel modèle a pu fonctionner en cabinet, sans en mesurer l'efficacité 10. ### Une enquête auprès de 41 médecins praticiens

 Qu'en est-il aujourd'hui, au-delà de ce cas isolé ? Une enquête menée par **Kristian Beichmann** (Université de Fribourg, Suisse) a interrogé 41 médecins autorisés. Parmi eux, 47% ne proposent que des séances individuelles, **42%** proposent les deux formats et 9% travaillent exclusivement en groupe 11. Sur les 11 médecins qui détaillent leurs séances de groupe, 6 louent un lieu offrant un accès à la nature. Ils observent surtout l'espoir que suscite le groupe, mais jugent l'apprentissage auprès des autres plus important encore 11. Les auteurs soulignent le contraste avec les essais cliniques, qui étudient presque toujours un cadre individuel 11. Face à cet écart entre le terrain et la recherche, quelle position adoptent les instances de régulation ? ## Le format des séances, une question encore ouverte pour les autorités

 > Dans son rapport, l'Agence européenne du médicament n'aborde pas la différence entre séance de groupe et séance individuelle, alors qu'un essai conçu pour le groupe se prépare aux États-Unis.

 ### Un cadre européen centré sur la sécurité médicale

 En avril 2024, l'**Agence européenne du médicament** a réuni des professionnels de santé, des représentants de patients, des chercheurs, des sociétés savantes et des industriels. Son rapport distingue le soutien psychologique, qui garantit surtout la sécurité du patient, de la psychothérapie, qui ajoute un travail thérapeutique à part entière. Si la psychothérapie fait partie du traitement, un essai devrait mesurer séparément l'apport de la substance et celui de la psychothérapie. L'un des organismes consultés recommande 2 accompagnants pendant la séance. Le rapport ne dit pas si cette règle vaut pour un groupe 12. Une revue européenne publiée en 2025, de l'équipe de **Santiago Madero** à Barcelone (Espagne), estime que les modèles de groupe pourraient améliorer l'accès aux soins et le rapport entre leur coût et leurs bénéfices. Elle voit dans les programmes à accès limité de Suisse, d'Allemagne et de République tchèque un moyen d'observer ces thérapies en pratique 13. ### Un essai américain dédié au groupe

 À l'étranger, un essai pensé pour le groupe se prépare. Le protocole de l'essai **GPAT**, publié en juin 2026 par l'Université du Nouveau-Mexique (États-Unis), prévoit 6 groupes de 6 personnes atteintes de stress post-traumatique. Chaque groupe sera animé avec des intervenants proches de l'expérience des participants, vivra 2 séances de psilocybine et suivra des séances de groupe et individuelles 14. Il s'agit d'une étude pilote en ouvert, c'est-à-dire que chacun sait ce qu'il reçoit. Elle vérifie que ce format est réalisable, sûr et abordable, sans le comparer à la séance individuelle 14. ### En France, une question qui ne se pose pas encore pour les patients

 Le choix entre groupe et séance individuelle ne se pose pas encore pour les patients. Une réponse du ministère de la Santé publiée le 27 mai 2025 rappelle que la psilocybine est classée comme stupéfiant. Faute d'autorisation de mise sur le marché, elle ne peut être utilisée contre la dépression ou l'addiction que dans des essais cliniques autorisés par l'**Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)** 15. ## Séance de groupe ou séance individuelle : le tableau comparatif

 Entre la protection intime d'un tête-à-tête et la force de résonance d'un cercle, chaque format répond à des besoins cliniques, relationnels et matériels différents. Le tableau ci-dessous synthétise les repères essentiels issus des études pour vous aider à mesurer leurs atouts respectifs : | Critères d'évaluation | Séance individuelle (1 patient / 2 thérapeutes) | Séance de groupe (espace collectif partagé) |
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| **Cadre émotionnel & intimité** | Cocon préservé de tout regard extérieur ; écoute exclusive et continue de l'équipe soignante. | Sentiment d'appartenance et lien fraternel ; risque d'interférences liées aux émotions des voisins. |
| **Liberté d'expression** | Aucune retenue sociale ; possibilité de verbaliser ou d'extérioriser sans pudeur vis-à-vis d'autres patients. | Pudeur émotionnelle possible ; nécessité de composer avec la présence et le rythme des pairs. |
| **Coût et accessibilité** | Coût de personnel très lourd (2 soignants mobilisés par personne sur 8 heures). | Économies substantielles d'honoraires (réduction estimée de 35% à 51% du coût soignant). |
| **Solidité des preuves** | Modèle validé par les grands essais cliniques de phase 2 et phase 3 actuels. | Données observationnelles prometteuses, mais comparaison directe rigoureuse encore rare. |
| **Indications préférentielles** | Traumatismes intimes complexes, anxiété sociale marquée, besoin élevé de maîtrise. | Solitude existentielle, deuil partagé, burnout, recherche d'un soutien communautaire. |

 Ce comparatif reflète des preuves encore inégales. Que peut-on en conclure aujourd'hui ? ## Deux formats possibles, mais des preuves encore à construire

 Les traitements les mieux étudiés reposent aujourd'hui sur un accompagnement par 2 thérapeutes auprès de chaque patient. Le groupe, lui, a été utilisé dans des programmes très différents, le plus souvent sans comparaison avec la séance individuelle. **On ne peut donc pas affirmer qu'il soigne mieux, aussi bien ou moins bien.** Les travaux disponibles dessinent un tableau nuancé. Pour beaucoup de participants, le soutien des autres allège la solitude face à la maladie. Le groupe permet aussi d'accompagner davantage de personnes avec la même équipe, ce qui pèse sur le coût des soins et sur l'accès. En contrepartie, il impose des règles, un rythme collectif et un environnement partagé qui ne conviennent pas à tout le monde. Pour avancer, la recherche devra mener des études comparatives directes avec des critères d'évaluation partagés. D'ici là, le groupe n'est ni une panacée universelle ni un choix au rabais. Face à un éventuel protocole, il convient d'examiner avec précision les conditions d'accompagnement proposées et de solliciter l'avis d'une équipe médicale qualifiée. ---

 **👥 Votre avis nous intéresse :** Dans quel cadre imagineriez-vous pouvoir lâcher prise en toute confiance : dans le sanctuaire d'un tête-à-tête avec vos thérapeutes, ou au sein de l'énergie d'un cercle partagé ? **💬 Partagez vos ressentis, vos réticences ou vos questions en commentaire sous cet article ! 👇** ---

 *Sources et références scientifiques :* 1. **Marseille, E. et al. (2023).** [Group psychedelic therapy: empirical estimates of cost-savings and improved access](https://doi.org/10.3389/fpsyt.2023.1293243)
2. **Goodwin, G. M. et al. (2022).** [Single-dose psilocybin for a treatment-resistant episode of major depression](https://doi.org/10.1056/NEJMoa2206443)
3. **Mitchell, J. M. et al. (2023).** [MDMA-assisted therapy for moderate to severe PTSD: a randomized, placebo-controlled phase 3 trial](https://doi.org/10.1038/s41591-023-02565-4)
4. **CHU de Nîmes. (2024).** [Communiqué de presse : étude PAD, première étude en France sur la psychothérapie assistée par les psychédéliques](https://chu-nimes.fr/sites/default/files/media/2024-10/2024-01-22_cp_etude_psychotherapie_assistee.pdf)
5. **CHU de Nîmes. (2026).** [Communiqué de presse : essai national ERPPAD sur la psilocybine et la prévention des rechutes dans le trouble de l'usage de l'alcool](https://www.chu-nimes.fr/sites/default/files/media/2026-07/2026-07-07-cp_erppadvf.pdf)
6. **Tsang, V. W. L. et al. (2026).** [Group psychedelic-assisted therapy for mental health conditions: a mixed-methods systematic review](https://doi.org/10.3389/fpubh.2026.1788352)
7. **Lewis, B. R. et al. (2025).** [Psilocybin-assisted group psychotherapy and mindfulness-based stress reduction for frontline healthcare provider COVID-19-related depression and burnout: a randomized controlled trial](https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1004519)
8. **Tsang, V. W. et al. (2026).** [Learnings from a hybrid communities of practice group therapy model to support psilocybin-assisted therapy for patients with a terminal diagnosis](https://doi.org/10.3389/fpubh.2026.1767215)
9. **Ponomarenko, P. et al. (2023).** [Can psychedelics enhance group psychotherapy? A discussion on the therapeutic factors](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10350738/)
10. **Oehen, P. et Gasser, P. (2022).** [Using a MDMA- and LSD-group therapy model in clinical practice in Switzerland and highlighting the treatment of trauma-related disorders](https://doi.org/10.3389/fpsyt.2022.863552)
11. **Beichmann, K. et al. (2026).** [Psychedelic-assisted therapy: a survey on the clinical methods of Swiss physicians](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13191117/)
12. **Agence européenne des médicaments. (2024).** [EMA multistakeholder workshop on psychedelics: workshop report](https://www.ema.europa.eu/system/files/documents/report/ema_multistakeholder-workshop-psychedelics-report_en.pdf)
13. **Madero, S. et al. (2025).** [Current perspectives on psychedelic treatments in Europe](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12670272/)
14. **Leeman, L. et al. (2026).** [Community engagement as a foundation for implementation research for group psilocybin assisted therapy in New Mexico](https://doi.org/10.3389/fpubh.2026.1845943)
15. **Assemblée nationale. (2025).** [Question écrite n° 1949 : traitement des troubles dépressifs et utilisation de la psilocybine](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE1949)
