Cette étude aborde le problème de la mortalité liée au tabac, qui représente une cause majeure de décès à l’échelle mondiale, et souligne le succès modeste à long terme des interventions actuelles pour l’arrêt du tabac.
Dans le cadre d’un essai clinique pilote randomisé, les chercheurs comparent les taux d’abstinence tabagique prolongée. L’étude inclut des fumeurs adultes en bonne santé psychiatrique recevant soit de la psilocybine, soit un traitement par patch à la nicotine. Les deux groupes bénéficient en parallèle d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) standardisée.
Les résultats indiquent que l’administration d’une seule dose élevée de psilocybine, combinée à la TCC, augmente significativement les taux d’abstinence à long terme par rapport au traitement par patch à la nicotine avec TCC. Les taux d’abstinence obtenus avec la psilocybine sont supérieurs à ceux des traitements classiques, suggérant un potentiel prometteur de cette substance pour l’aide à l’arrêt du tabac.
L’objectif de cette étude est de comparer les taux d’abstinence tabagique prolongée chez les fumeurs recevant de la psilocybine associée à une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), avec ceux recevant un patch à la nicotine associé à la même TCC.
- Type d’étude : Il s’agit d’un essai clinique pilote randomisé, en ouvert (non aveugle).
- Participants : 82 fumeurs adultes en bonne santé psychiatrique ont participé à l’étude. L’âge moyen est de 47,6 ans, avec 59,8% d’hommes.
- Interventions : Les participants sont répartis aléatoirement en deux groupes. Un groupe reçoit une seule dose élevée de psilocybine (30 mg/70 kg). L’autre groupe suit un traitement par patch à la nicotine approuvé par la FDA, d’une durée de 8 à 10 semaines. Les deux groupes suivent un programme de TCC de 13 semaines pour l’arrêt du tabac.
- Mesures principales : Le critère d’évaluation principal est l’abstinence tabagique prolongée, vérifiée biochimiquement, à 6 mois après la date d’arrêt cible. Le critère secondaire est la prévalence ponctuelle de l’abstinence sur 7 jours. L’analyse est réalisée en intention de traiter.
- Abstinence prolongée : À 6 mois de suivi, 40,5% des participants du groupe psilocybine présentent une abstinence prolongée et vérifiée biochimiquement, contre 10,0% des participants du groupe patch à la nicotine. Cela représente un odds ratio de 6,12 en faveur de la psilocybine.
- Prévalence ponctuelle de l’abstinence : De même, 52,4% des participants du groupe psilocybine montrent une abstinence sur 7 jours, contre 25,0% dans le groupe patch (odds ratio de 3,30).
- Sécurité : Aucun événement indésirable grave n’est attribué à la psilocybine ou au patch à la nicotine au cours de l’étude.
Les conclusions de cet essai clinique pilote indiquent qu’une seule dose de psilocybine, administrée conjointement avec une thérapie cognitivo-comportementale, entraîne une augmentation significative de l’abstinence tabagique à long terme par rapport à un traitement standard par patch à la nicotine et TCC.
Ces résultats suggèrent que la psilocybine présente un potentiel considérable pour le traitement du trouble lié à l’usage du tabac. L’étude renforce l’idée que les substances psychédéliques devraient faire l’objet de recherches plus approfondies pour le traitement de la dépendance au tabac et à d’autres substances.
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