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Psychédélique(s) étudié(s) : Psilocybine
Publiée le 25 février 2026
Type : Etude pilote
Auteurs : Albert Garcia-Romeu, Gideon P. Naudé, Alison W. Rebman, Sara So, Abigail Yaffe, Ian Geithner, Erica A. Kozero, Ting Yang, Mark J. Soloski, John N. Aucott
Résumé :

Cette étude pilote, ouverte et à bras unique, évalue les effets de la psilocybine chez 20 participants souffrant de la maladie de Lyme post-traitement (PTLD), un syndrome chronique pour lequel il n’existe aucun traitement établi. L’intervention, d’une durée de 8 semaines, comprend deux sessions de psilocybine (15 mg, puis 15 ou 25 mg) accompagnées d’un soutien psychologique.

Les participants, comprenant 11 femmes et 9 hommes d’un âge moyen de 44 ans, montrent des améliorations significatives de la charge symptomatique du PTLD et de leur qualité de vie. Ces bénéfices sont observés dès l’inscription et se maintiennent jusqu’à 6 mois après la fin du traitement.

Les résultats secondaires, évaluant l’humeur, la fatigue, la qualité du sommeil et la douleur, indiquent également des améliorations significatives et durables. L’étude conclut que le traitement assisté par psilocybine est réalisable, bien toléré et offre des bénéfices potentiellement durables, justifiant ainsi des recherches plus approfondies sur cette approche thérapeutique pour le PTLD.

Objectif :

L’objectif de cette étude pilote est d’examiner l’impact d’un traitement assisté par la psilocybine, avec un soutien psychologique, sur les symptômes et la qualité de vie d’une cohorte bien caractérisée de 20 patients atteints de la maladie de Lyme post-traitement (PTLD).

Méthodologie :
  • Type d’étude : Étude pilote ouverte, à bras unique.
  • Participants : 20 adultes (11 femmes, 9 hommes ; âge moyen de 44 ans) avec un diagnostic bien établi de maladie de Lyme post-traitement (PTLD).
  • Intervention : Un protocole de 8 semaines incluant un soutien psychologique préparatoire et d’intégration, ainsi que deux sessions d’administration de psilocybine.
  • Dosage : La première session utilise une dose de 15 mg de psilocybine. La seconde session, deux semaines plus tard, utilise une dose de 15 mg ou 25 mg, ajustée en fonction de la réponse du participant à la première dose.
  • Évaluations : Les participants sont évalués au début de l’étude (baseline) et à plusieurs points de suivi : 2 semaines, 1 mois, 3 mois et 6 mois après la deuxième session de psilocybine.
  • Critères d’évaluation primaires : La charge symptomatique générale du PTLD (mesurée par le questionnaire GSQ-30) et la qualité de vie liée à la santé (mesurée par l’enquête SF-36).
  • Critères d’évaluation secondaires : Mesures de l’humeur, de la fatigue, de la qualité du sommeil et de la douleur.
Résultats principaux :
  • Critères primaires : Les résultats montrent une réduction significative et durable de la charge symptomatique générale du PTLD, avec une diminution de 40% par rapport au score de base, maintenue à 6 mois de suivi. La qualité de vie s’améliore également de manière significative, tant sur le plan mental que physique (scores SF-36).
  • Critères secondaires : Des améliorations significatives et soutenues sont observées pour l’humeur, la fatigue, la qualité du sommeil et la douleur. Les symptômes dépressifs, par exemple, diminuent de 50 à 60% à tous les points de suivi.
  • Sécurité et tolérance : Le traitement est jugé réalisable et bien toléré. Aucun événement indésirable grave lié à l’intervention n’est signalé.
  • Effets indésirables : Les effets indésirables les plus fréquents attribués à la psilocybine sont transitoires et incluent l’hypertension (90%), les maux de tête (65%), la tachycardie (35%), la douleur (20%) et la fatigue (15%).
Implications cliniques :

Les conclusions préliminaires de cette étude suggèrent que le traitement assisté par la psilocybine est une approche réalisable, bien tolérée et potentiellement efficace pour les patients atteints de la maladie de Lyme post-traitement (PTLD), une condition pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement validé. Les améliorations durables observées sur les symptômes physiques et neuropsychiatriques ainsi que sur la qualité de vie justifient la conduite d’essais cliniques randomisés et contrôlés à plus grande échelle pour confirmer ces résultats prometteurs.

Cette recherche ouvre également la voie à l’exploration des substances psychédéliques pour d’autres maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes, suggérant que leurs mécanismes d’action pourraient dépasser le cadre purement psychiatrique.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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