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Psychédélique(s) étudié(s) : Ayahuasca, DMT, LSD, MDMA, Psilocybine
Publiée le 26 janvier 2026
Type : Revue
Auteurs : Shreya Shiju, Rohan Tirumala, Elliot Marseille
Résumé :

Alors que l’intérêt du public et de la communauté scientifique pour les substances psychédéliques s’accroît, leur utilisation non supervisée à des fins de santé est en augmentation. De nombreuses personnes rapportent traiter elles-mêmes des symptômes physiques ou psychologiques sans supervision médicale, une pratique connue sous le nom d’automédication. Malgré cette tendance croissante, les synthèses de niveau revue sur ce sujet demeurent rares.

Objectif :

Cette revue de la portée vise à cartographier et à synthétiser les données probantes de niveau revue concernant l’automédication avec les substances psychédéliques. L’étude examine spécifiquement quelles substances sont utilisées, à quelles fins liées à la santé, ainsi que les bénéfices et les risques qui ont été rapportés.

Méthodologie :
  • Protocole : L’étude est une revue de la portée (scoping review) de données de niveau revue, suivant la checklist PRISMA-SCR (2018).
  • Sources de données : Les recherches sont menées dans les bases de données PubMed, PsycINFO et Google Scholar entre octobre et novembre 2024, en utilisant les termes “self-medication” ou “self-treatment” et “psychedelics”.
  • Critères d’éligibilité : Les revues éligibles examinent l’utilisation non supervisée de substances psychédéliques classiques ou non classiques pour des conditions physiques, mentales ou comportementales.
  • Processus de sélection et d’extraction : Quatre examinateurs filtrent tous les enregistrements de manière indépendante. L’extraction des données est réalisée à l’aide d’Elicit AI et vérifiée manuellement.
  • Évaluation de la qualité : La qualité méthodologique des études incluses est évaluée à l’aide des critères AMSTAR.
Résultats principaux :
  • Sélection des études : Trois revues (une systématique, une de la portée et une narrative) répondent aux critères d’inclusion pour la synthèse finale.
  • Substances et conditions : La psilocybine et le LSD sont les substances les plus fréquemment citées, principalement pour le traitement des céphalées en grappe et de la douleur chronique.
  • Efficacité rapportée : Les résultats rapportés par les utilisateurs incluent un soulagement abortif (arrêt de la crise), un soulagement prophylactique (prévention) et une rémission prolongée, souvent obtenus via des régimes de microdosage. Environ 40 % des utilisateurs atteignent une rémission complète, tandis que 70 % rapportent un bénéfice préventif.
  • Effets indésirables : Les effets indésirables sont décrits comme étant rares et brefs.
  • Motivations des utilisateurs : Les principales motivations pour l’automédication sont la gestion des symptômes (coping), le désespoir face à l’inefficacité des traitements et l’insatisfaction vis-à-vis des soins conventionnels.
Implications cliniques :

Les données préliminaires de niveau revue suggèrent que les individus qui s’automédicamentent avec des psychédéliques, en particulier la psilocybine et le LSD, rapportent un soulagement des symptômes pour des affections telles que les céphalées en grappe. Ces résultats, bien que prometteurs, restent cependant limités en raison de la rareté et de l’hétérogénéité des données disponibles.

L’étude souligne un besoin urgent de recherches plus rigoureuses pour clarifier l’efficacité, la sécurité et les schémas d’utilisation réels de ces substances dans un contexte d’automédication. Cette pratique semble être une réponse au désespoir des patients et à leur insatisfaction envers les thérapies conventionnelles.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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