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Psychédélique(s) étudié(s) : DMT, DOI, Kétamine, LSD, Psilocybine
Publiée le 30 juin 2023
Type : Perspective
Auteurs : Rachael Sumner, Kacper Lukasiewicz
Résumé :

Cet éditorial examine le champ de recherche convergent de la plasticité neurale et des substances psychédéliques. L’analyse décrit les principales approches utilisées pour étudier les effets connus des psychédéliques sur la plasticité. L’article met en avant les points forts des différentes techniques employées, tout en identifiant les lacunes majeures et les pistes pour la recherche future. Une attention particulière est portée sur la nécessité de traduire les résultats des études précliniques en recherche humaine.

Objectif :

L’objectif de cet éditorial est de décrire les principales méthodes par lesquelles les effets des substances psychédéliques sur la plasticité neurale sont actuellement étudiés. Il vise également à souligner les forces des diverses techniques de recherche et à identifier les lacunes importantes, notamment en ce qui concerne l’application des découvertes précliniques à la recherche sur les humains.

Méthodologie :
  • Type d’analyse : L’article est un éditorial qui se base sur une revue de la littérature scientifique existante.
  • Sources : Les auteurs synthétisent des informations provenant d’études précliniques (modèles animaux, études in vitro) et de recherches humaines (neuro-imagerie, analyses sanguines).
  • Approche : La démarche consiste à comparer les avancées et les limites des différentes échelles d’analyse, du niveau moléculaire au niveau comportemental, pour dresser un état des lieux du domaine.
Résultats principaux :
  • Modèles précliniques : Des études sur des modèles animaux indiquent que les psychédéliques classiques, tels que le LSD, la DMT et le DOI, favorisent la neuroplasticité (synaptogenèse, croissance des dendrites) principalement via l’activation des récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A et des voies de signalisation en aval comme TrkB et mTOR.
  • Effets durables : L’administration de psilocybine induit des changements de plasticité structurelle rapides et persistants dans le cortex préfrontal de la souris, suggérant un mécanisme potentiel pour ses effets thérapeutiques.
  • Recherche humaine : La recherche sur l’humain utilise des techniques d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer les changements de plasticité à grande échelle. Des méthodes comme l’IRM fonctionnelle (IRMf), la magnétoencéphalographie (MEG) et l’électroencéphalographie (EEG) permettent d’étudier les changements fonctionnels.
  • Marqueurs biologiques : Des analyses sanguines permettent d’explorer des marqueurs de la plasticité neurale, comme le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF).
  • Débat conceptuel : Il existe un débat en cours pour déterminer si les effets subjectifs des substances psychédéliques sont nécessaires pour induire leurs bienfaits thérapeutiques et les changements de plasticité associés.
Implications cliniques :

L’étude des effets pro-plastiques des substances psychédéliques ouvre des perspectives prometteuses pour le développement de nouveaux traitements pour les maladies neurologiques et psychiatriques. Cependant, des questions critiques subsistent. Les auteurs soulignent l’importance de mieux comprendre comment traduire les découvertes des modèles animaux en résultats cliniques humains. Il est également crucial de clarifier la relation entre les changements de plasticité induits par les psychédéliques et les modifications complexes du comportement, de l’émotion et de la cognition chez l’humain. Répondre à ces questions est fondamental pour la conception de futurs traitements et pour une meilleure compréhension du cerveau.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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