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Psychédélique(s) étudié(s) : LSD, Psilocybine
Publiée le 16 septembre 2025
Type : Revue critique
Auteurs : Milo Moskovitz
Résumé :

Une recherche antérieure établit que la musique joue un rôle central dans la thérapie assistée par substances psychédéliques (TAP). Malgré un consensus général sur son importance, seules trois études empiriques publiées à ce jour investiguent directement le type de musique le plus adapté pour soutenir la TAP. L’étude souligne qu’aucune revue n’a encore analysé de manière critique ces travaux ni identifié leurs lacunes.

Un examen attentif révèle que ces études présentent des limites importantes et que leurs conclusions ne s’alignent pas avec d’autres publications ou recommandations existantes. De plus, la compréhension des lignes directrices semble peu avoir évolué depuis les débuts de la recherche dans ce domaine en 1970.

Ce document de synthèse résume les impacts courants de la musique durant la TAP, examine les connaissances actuelles sur la sélection musicale et les protocoles, et formule des suggestions de priorités pour la recherche future.

Objectif :

L’objectif principal de cet article est d’examiner de manière critique la littérature empirique concernant les lignes directrices pour la sélection musicale en thérapie assistée par substances psychédéliques (TAP). L’analyse vise à identifier les lacunes importantes dans la recherche, à mettre en évidence les limites méthodologiques des rares études existantes et à souligner les désaccords entre experts.

L’auteur suggère également des pistes de recherche prioritaires pour développer des protocoles musicaux fondés sur des données probantes, afin d’optimiser les résultats thérapeutiques.

Méthodologie :
  • Analyse documentaire : L’étude procède à une revue critique de la littérature scientifique existante sur le rôle de la musique en TAP.
  • Examen des études empiriques : L’auteur analyse en détail les trois seules études empiriques publiées qui examinent directement la sélection musicale (Gaston & Eagle, 1970 ; Barrett et al., 2017 ; Strickland et al., 2020), en soulignant leurs forces et leurs faiblesses méthodologiques.
  • Synthèse des opinions d’experts : Le document compile et compare les recommandations, souvent contradictoires, de figures pionnières et de chercheurs contemporains comme Helen Bonny, William Richards et Mendel Kaelen.
  • Évaluation des protocoles actuels : L’analyse inclut une discussion sur les playlists couramment utilisées en recherche, comme le programme musical de Copenhague, et leur manque de validation empirique.
Résultats principaux :
  • Déficit de recherche majeur : Il existe un manque sévère de recherche empirique sur le type de musique optimal pour la TAP. Seules trois études directes ont été publiées à ce jour.
  • Limites des études existantes : Les études disponibles présentent des faiblesses méthodologiques importantes. L’étude de Gaston et Eagle (1970) est jugée peu fiable, tandis que celles de Barrett et al. (2017) et Strickland et al. (2020) sont limitées par de petites tailles d’échantillon et ne s’appliquent qu’à la psilocybine.
  • Désaccord entre experts : Des divergences d’opinions significatives existent parmi les chercheurs de premier plan concernant des aspects fondamentaux comme les qualités musicales optimales, la nécessité de personnaliser les playlists et l’utilisation du silence pendant les sessions.
  • Absence de validation des playlists : Les playlists actuellement utilisées dans les essais cliniques ne reposent pas sur des validations empiriques solides.
  • Négligence de l’individualité : La recherche actuelle néglige largement l’impact de facteurs individuels tels que l’âge, l’histoire musicale et le contexte culturel du patient sur l’expérience musicale.
Implications cliniques :

Les conclusions de cette revue soulignent qu’en l’absence de lignes directrices musicales fondées sur des données empiriques, la thérapie assistée par substances psychédéliques risque de négliger l’un de ses éléments thérapeutiques les plus importants. L’état actuel de la recherche rend déraisonnable toute affirmation selon laquelle les protocoles musicaux existants sont solidement basés sur des preuves scientifiques.

Il en découle un besoin urgent de recherches futures pour combler ce déficit. Ces études devraient se concentrer sur l’identification des qualités musicales et des genres les plus bénéfiques, en s’appuyant sur les travaux préliminaires existants. Il est également crucial d’examiner comment l’individualité du patient (contexte culturel, préférences personnelles) influence l’expérience musicale afin de développer des approches plus personnalisées et efficaces.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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