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Psychédélique(s) étudié(s) : Psilocybine
Publiée le 1 février 2024
Type : Etude qualitative
Auteurs : Gabrielle Agin-Liebes, Elizabeth M. Nielson, Michael Zingman, Katherine Kim, Alexandra Haas, Lindsey T. Owens, Ursula Rogers, Michael Bogenschutz
Résumé :

Cette étude qualitative vise à délimiter les mécanismes psychologiques du changement dans le premier essai contrôlé randomisé de psychothérapie assistée par la psilocybine pour traiter le trouble lié à l’usage d’alcool (TUA). Les théories concernant les processus psychologiques impliqués dans la thérapie psychédélique demeurent sous-développées.

Les participants (N=13), s’identifiant majoritairement comme non-hispaniques et blancs, ont participé à des entretiens semi-structurés sur leurs expériences subjectives. L’analyse du contenu a été réalisée par une analyse phénoménologique interprétative.

Les résultats indiquent que le traitement à la psilocybine aide les participants à traiter les émotions liées à des événements passés douloureux et favorise des états d’auto-compassion, de conscience de soi et des sentiments d’interconnexion. Les états aigus durant les sessions de psilocybine sont décrits comme posant les bases pour développer une régulation plus auto-compatissante des affects négatifs. De plus, les participants rapportent de nouveaux sentiments d’appartenance et une meilleure qualité de leurs relations suite au traitement.

Objectif :

L’objectif principal de cette étude qualitative est de caractériser les mécanismes psychologiques de changement attribués à un traitement structuré facilité par la psilocybine pour le trouble lié à l’usage d’alcool (TUA). Les récits des participants sont utilisés pour compléter les données quantitatives et fournir une compréhension plus riche des processus de changement, dans un domaine où la recherche clinique avec les substances psychédéliques est encore à ses débuts.

Méthodologie :
  • Participants : 13 personnes, s’identifiant majoritairement comme non-hispaniques et blanches, avec des proportions approximativement égales d’hommes et de femmes cisgenres.
  • Procédure : Des entretiens semi-structurés ont été menés pour sonder la nature de la consommation d’alcool des participants avant et après l’étude, ainsi que leurs stratégies d’adaptation face aux émotions fortes, au stress et aux envies d’alcool.
  • Analyse : Les transcriptions verbatim ont été codées à l’aide du logiciel Dedoose et le contenu a été analysé via une analyse phénoménologique interprétative (API) pour identifier les thèmes émergents.
Résultats principaux :
  • Amélioration psychologique : Les participants rapportent que le traitement à la psilocybine a facilité le traitement des émotions liées à des événements passés douloureux et a promu des états d’auto-compassion, de conscience de soi et de sentiments d’interconnexion.
  • Régulation des affects : Les états aigus vécus pendant les sessions de psilocybine sont décrits comme ayant jeté les bases pour le développement d’une régulation plus auto-compatissante des affects négatifs.
  • Relations et appartenance : Les participants décrivent également de nouveaux sentiments d’appartenance et une amélioration de la qualité de leurs relations après le traitement.
Implications cliniques :

Les résultats de l’étude soutiennent l’idée que la psilocybine augmente la malléabilité des processus liés au soi, diminue les schémas de pensée basés sur la honte et l’autocritique, tout en améliorant la régulation des affects et la gestion des envies d’alcool. Ces découvertes suggèrent que les traitements psychosociaux qui intègrent une formation à l’auto-compassion avec la thérapie psychédélique peuvent constituer un outil utile pour améliorer les résultats psychologiques dans le traitement du TUA.

Publication complète :

https://doi.org/10.1037/adb0000935

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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