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Psychédélique(s) étudié(s) : MDMA
Publiée le 28 octobre 2026
Type : Etude transversale
Auteurs : Thomas Philip, Benley George
Résumé :

L’abus de substances psychoactives constitue un trouble complexe susceptible d’entraîner de graves répercussions sanitaires, incluant diverses manifestations bucco-dentaires provoquées par la consommation de 3,4-méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA), telles que la xérostomie, le bruxisme, les caries galopantes, l’érosion dentaire et les parodontopathies.

Cette étude transversale évalue le niveau de sensibilisation et les connaissances des étudiants en chirurgie dentaire de l’État du Kerala, en Inde, concernant la pharmacocinétique de la MDMA, ses manifestations orales et la prise en charge clinique des usagers au cabinet dentaire.

Les résultats révèlent des lacunes notables, notamment quant aux interactions anesthésiques et à la reconnaissance des symptômes, mettant en lumière le besoin d’intégrer des modules d’addictologie dans les programmes de formation dentaire.

Objectif :

L’étude vise à évaluer le niveau de connaissances et le degré de sensibilisation à l’égard de la MDMA chez les étudiants de premier cycle inscrits dans les facultés de chirurgie dentaire du Kerala, en Inde.

Méthodologie :
  • Conception de l’étude : Il s’agit d’une enquête transversale descriptive menée à l’aide d’un questionnaire anonyme en ligne administré via Google Forms.
  • Population et échantillon : L’étude inclut 428 participants (étudiants de la première à la quatrième année et internes) répartis dans les 27 facultés dentaires du Kerala, sélectionnés par échantillonnage de convenance et en boule de neige.
  • Outil d’évaluation : Le questionnaire standardisé comprend 12 questions fermées portant sur la nature de la substance, ses formes d’administration, sa pharmacocinétique, ses manifestations bucco-dentaires, la gestion de l’anesthésie locale et les lignes d’assistance nationales.
  • Analyse des données : Les scores sont classés en trois niveaux (faible ≤33 %, moyen 34–66 %, bon >66 %) et comparés au moyen des tests du Chi-carré, de Mann-Whitney U et de Kruskal-Wallis.
Résultats principaux :
  • Niveau général de connaissances : Seuls 21,5 % des participants présentent un bon niveau de connaissances, tandis que 50,0 % obtiennent un score moyen et 28,5 % un score faible.
  • Prise en charge anesthésique : Seuls 32,0 % des répondants savent qu’il est préconisé d’administrer un anesthésique local sans vasoconstricteur chez un usager de MDMA, alors que 28,3 % choisiraient à tort un produit avec vasoconstricteur.
  • Identification des atteintes orales : Si 96,0 % des étudiants reconnaissent que l’usage prolongé entraîne caries et érosions par réduction du flux salivaire, seuls 43,7 % sélectionnent l’association complète usure dentaire, carie et parodontite, et 51,9 % identifient correctement les dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire.
  • Paramètres démographiques : Les étudiantes affichent un score médian significativement supérieur à celui des étudiants (6 contre 5 ; p = 0,012), et les étudiants de quatrième année démontrent une plus forte proportion de connaissances moyennes par rapport aux autres promotions.
Implications cliniques :

Les méconnaissances observées chez les futurs praticiens, notamment quant aux contre-indications anesthésiques relatives aux vasoconstricteurs, soulignent un risque réel de complications cardiovasculaires en pratique clinique quotidienne.

Les auteurs préconisent une mise à jour des cursus universitaires par le Conseil dentaire de l’Inde et l’Université des sciences de la santé du Kerala pour y intégrer des modules dédiés aux substances psychotropes, ainsi que des stages d’internat dans les structures spécialisées en addictologie.

La synthèse de cette publication académique peut présenter des erreurs. Envisagez de vérifier ses informations en consultant la publication complète.

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